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Local.ImcNantesChFBIr1.3 - 08 Oct 2004 - 21:45 - ClarAtopic end
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The FBI claim

analysis of 23 Sep 2004

Thu, 23 Sep 2004 23:09:01 +0200 (CEST)

(en) below

(fr)

(1) résidence personnelle

Il n'y a pas de information de « résidence personnelle » sur la version nantaise. Or, sur la version .ch cachée (faire un google sur carpacio se mange froid et aller sur « Caché »), c'est bien écrit deux fois:

(Noms prénoms et adresses ôter par indymedia pour respect de la vie privée)

A mon avis, ça veut dire que le FBI parle de la version antérieure.

(2) menace

Quoiqu'on ne puisse pas parler d'« article », il y a bien deux phrases qui suggérent une menace (la vengeance) contre ces deux personnes :

> Comme le dit l'un des 2 inspecteurs : « J'ai vu deux de mes collègues
> se faire lyncher pendant les manifs anti-OMC, en 1998, raconte un
> inspecteur. Je ne l'oublierai jamais. »
> 
> Peut etre qu'il y a d'autres choses que cet inspecteur n'obliera
> jamais ! Car il n'y a pas que le Carpacio comme plat qui se mange
> froid !

C'est une allusion à la phrase « La vengeance est un plat qui se mange froid ». A mon humble avis, la vengeance et le soutien de la vengeance n'ont pas leur place sur indymedia. Empêchons les stupidités (comme ceux-là sur les photos - le message du FBI donnant crédibilité à l'accusation), mais ne soutenons pas les cris de vengeance.

(en)

(1) personal residence info

i do not see any information at all regarding "personal residence information" in the Nantes version. However, in the google cached copy of the .ch version (do a google on carpacio se mange froid and go to "cached") it's twice written:

(Noms prénoms et adresses ôter par indymedia pour respect de la vie privée)

_(Names, given names and addresses removed by indymedia in order to respect privacy)_

So IMHO there probably was personal address info, which was removed by indy.ch.

(2) threat

Even though talking about an "article" is an exaggeration, there are two sentences which clearly suggest a threat (revenge) against these two people:

> Comme le dit l'un des 2 inspecteurs : « J'ai vu deux de mes collègues
> se faire lyncher pendant les manifs anti-OMC, en 1998, raconte un
> inspecteur. Je ne l'oublierai jamais. »

As one one of the 2 inspectors said: "I've seen one of my colleagues lynched during the anti-WTO demos, in 1998," said an inspector. "I will never forget this."

> Peut etre qu'il y a d'autres choses que cet inspecteur n'obliera
> jamais ! Car il n'y a pas que le Carpacio comme plat qui se mange
> froid !

Maybe there are other things that the inspector will never forget! Since the Carpacio is not the only thing that should be eaten cold.

This is an allusion to the saying

« La vengeance est un plat qui se mange froid »

"Revenge is something that should be eaten cold"

IMHO indymedia is not the place to encourage revenge. Let's prevent stupidities (like those on the photos - the FBI message lends credibility to the charges that they are cops), but let's not support cries of revenge.


LE FBI FERAIT-IL PRESSION SUR INDYMEDIA NANTES ?

Un peu comme dans les films hollywoodiens, ou dans la série X-files, le collectif Indymedia Nantes a affaire avec.... le FBI. Ca vous fait rire ? A vrai dire nous ça nous a fait rire, enfin pas longtemps, il ne semble pas que ce soit des conneries. Cette histoire nous permet de comprendre comment une simple contribution passée sur le net peut permettre de saisir les ressorts de la censure et les dangers des lois qui bafouent nos libertés élémentaires tel que la LEN ou encore le Patrioct Act. Dans le texte qui suit vous trouverez tout les détails de cette histoire ainsi que les problèmes que celle-ci soulève.

Petit rappel des faits (en essayant d'etre clair et concis)

Le 8 septembre on recoit une contribution intitulée "Photos des 2 flics de la cellule anti-G8" . A l'époque on se pose déjà la question de l'intérêt d'une telle contribution, mais celle-ci n'étant pas hors charte, elle est validée. Cependant cette contribution nous questionne. Si elle est vrai ne s'agit-il pas des mêmes pratiques que la police ? Si l'auteur de la contribution se trompe, qu'en est-il des personnes sur la contribution ? Cette contribution provoque un débat au sein du collectif mais reste sur le site en attendant. Il s'agit de prendre en compte le contexte hypra repressif en suisse depuis le G8, ou un certain nombre de libertés sont bafouées et ou les sites internet de la police regorgent de photos d'activistes avec des appels à la délation, et ou les condamnations à de la prison vont bon train, sans compter les pratiques de la police de se déguiser en émeutiers.

On décide donc de laisser tel quel cette contrib'.

Et la commence un imbroglio policier international...

Le 22 (v'la les keufs) septembre, par mail (en anglais) nous apprenons que selon Rackspace (le fournisseur d'accès internet de la machine qui héberge le site indymedia de nantes basée en Grande-Bretagne) le FBI, pas moins, aurait demandé de retirer la contribution en question. Ce fournisseur est anglo-américain ce qui peut expliquer la demande. Cependant nous sommes étonnés que le FBI une agence américaine demande à un FAI anglais, qu'un site internet français retire une contribution a propos de la police suisse. C'est sans doute cela la mondialisation ! ! ! Donc ce fournisseur nous envoie un mail nous demandant de retirer immédiatement cet article.

Le 1er Octobre nous apprenons que deux agents du FBI ont rendu visite à un membre de Indymedia Seattle. Nous apprenons alors plusieurs choses : il n'y a pas de poursuites judiciaires, la demande vient du gouvernement suisse, le fbi fait ces demarches par courtoisie, et la demande ne concerne pas les photos mais les données personnelles sur les policiers (qui n'existe que dans les reves des suisses, du FBI et de Rackspace).

heu là plusieurs question se posent :

# Nous avons posé un certain nombre de question (en anglais) qui sont toujours sans réponse. Et Rackspace, par ce silence nous impose sa première décision.

# Que faire ? On décide tout-d'abord de cacher provisoirement l'article, puis le 24, en réu, de masquer les visages pour respecter la "vie privée" de ces individus. De plus, nous ne pouvons pas nous permettre de tenir tête au FAI, car si celui-ci venait à clore la connection, ce serait plusieurs dizaines de sites indymedia qui se trouveraient arbitrairement fermés.Ce qui nous amene à la question question de la privatisation de la justice, qui donne ainsi un role de censure à des entreprises privée. C'est le regne de l'arbitraire, ou nous ne pouvons ni nous défendre ni argumenter. Nous devons alors nous plier à ces demandes. C'est aussi une question d'une certaine fébrilité de notre réseau, et d'un manque de formation au sein d'indymedia sur ces questions.

# comme ça ça parait drole mais ça nous renvoie aussi au contrôle d'internet par les autorités entendu comme police mais aussi entreprises privées.

En france c'est la LEN qui rend directement responsable les FAI du contenu des sites qu'ils hébergent, et donc avoir un rôle de prévention. Si il ne l'ont pas ils peuvent être condamnés. Les demandes de communication de log d'adresse ip, peuvent être faites sans qu'il n'y ait de décisions judiciaires... etc... Voir notamment cet article de Paris qui a également été confronté aux pressions policières

ps : les archives de la liste de discussion du collectif indymedia nantes sont consultables publiquement et vous y trouverez tous nos echanges au sujet de cette histoire abracadabrantesques (c'est ce qu'on appelle entre nous la "transparence radicale") ici

FBI TO PUT PRESSURE ON INDYMEDIA NANTES (FRANCE)?

A little like in Hollywood movies, or in the X-files series, French collective Indymedia Nantes has to deal with... the FBI! Does it make you smile? In fact we did, at least at the beginning, and later it might seem to be serious. This story makes us understand how a mere contribution brought on a website, enables to seize the censure wheels and the dangers of laws such as the LEN (French law on digital economy), or the Patriot Act, laws that are ridiculing our basic freedoms.

In the text below, you will find all the details of this story, and the problems it raises.

Summary of the facts (trying to be clear and short)

September 8th : we received a contribution entitled "Photographs of 2 cops of the anti-G8 cell". At this time, we already wondered about the interest of such a contribution, but it was not against the charter, so we validated it. But this contribution raises questions. If it's really true, aren't these the same practices as the police? If the author of the contribution is mistaken, what can happen to the people on the photographs? This contribution caused a debate within the collective but remained on the site. We had to take into account the strongly repressive background in Switzerland since the G8 summit, where several freedoms are ridiculed; where police websites abound in photographs of activists with calls to denouncement; where judgments with prison are numerous; not telling about the practices of the police force to disguise themselves as rioters.

So we decided to let this contribution just as it is.

And then begins an international police imbroglio...

September 22nd, by mail (in English) we learnt that according to Rackspace (the Internet access provider of the machine hosting the Nantes Indymedia website, based in Great Britain), the FBI, not less, would have asked to withdraw the contribution in question. This provider is Anglo-American, what can explain the request. However we are astonished that the FBI, an American agency, asks an English access provider, that a French Internet site withdraw an article in connection with the Swiss police. This is surely globalization! Thus this provider sends a mail asking us to withdraw this article immediately.

October the 1th, we learn about a visit of two local FBI agent to a volunter of IMC Seattle. We learn that ther's not any legal procedures, the order came from the swiss government, the fbi'procedure is a coutesey one, and the fbi doesn't look after the pictures but againts the personal information (which does not exist)

At this point, several questions arise:

# Until today, we are waiting for the repsonse of rackspace, which doesn't want to answer to our questions. By this silence, Rackspace impose us the first decision.

# What to do? We first decided to temporarily hide the article; then the 24th in a meeting, to mask the faces to respect the "private life" of these individuals. Moreover, we cannot stand up to the access provider, because if it suddenly close the connection, there would be several tens of Indymedia sites arbitrarily closed. It raises the question of justice privatization, which thus gives a role of censure to private companies. It's the reign of arbitrary, where we can neither defend us nor argue. We must then submit to these requests.It appear that tis demonstrate a little of fragility of our network, and a lack of formation in Indymedia about theses questions./ /

# It may seem funny, but it also refers to the Internet control by the authorities, as the police but also private companies.

In France it's the LEN which makes directly responsible the access provider for the contents of the sites he hosts, and thus to have a role of prevention. If they don't do so, they can be condemned. The requests for logs or IP addresses, can be done without court orders, etc... See particularly this Indymedia Paris article which was also confronted with the police pressures.

PS: the files of Indymedia Nantes mailing list are publicly available, and you will find there all our exchanges about this incredible story (it's what we call here "radical transparency")
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